Le Monde Magique

A la recherche du bonheur

A la recherche du bonheur

avec 2 commentaires

On nait, puis l’on meurt tous… un jour. Pour l’instant c’est la seule chose de sûre. La question est: “Que se passe-t-il entre les deux?”. Où allons-nous, que cherchons-nous ?

Enfant je me contentais de rendre fière ma mère en agissant conformément à ses attentes. Lorsqu’elle me regardait avec fierté je me sentais le plus heureux du monde. Aujourd’hui je suis père de deux petits garçons qui me semblent-ils, à leur tour,  se comblent de joie lorsqu’ils sont félicités par leur parents. Alors quoi? Qu’est-ce que l’on cherche étant enfants? La reconnaissance des gens qui comptent pour nous? Leur amour au travers de cette reconnaissance?

Peut-être mais le problème est que logiquement, ces gens disparaissent avant nous. Et que lorsqu’ils partent les repères que l’on croyait si solides s’effondrent tout d’un coup et laissent place aux véritables questions. Ma mère était-elle heureuse ? Son mariage, sa vie professionnelle, ses enfants? Si elle avait su qu’elle allait partir, si elle avait eu le temps de faire un bilan. Aurait-il été positif ?

Bien sûr elle nous aurait assuré que oui, à nous ses enfants, son mari. Peut-être même qu’elle se serait affirmé à elle même que ce bilan est positif. Et alors l’important c’est d’y croire me direz-vous? Oui peut-être mais je n’en suis pas convaincu. Pour moi l’important est que ce soit vrai. Et c’est bien là tout le problème. Comment s’assurer que les choses que l’on vit sont vraies, authentiques, sincères et non gouvernées par nos craintes et nos croyances? Pourquoi devrais-je avoir confiance en son jugement quand je sais que des millions de gens se satisfont d’agir au nom de leurs croyances religieuses. Elles sont peut-être sincères, mais sont-elles fondées? Et si elles ne l’étaient pas, leur sincérité ne se transformerait-elle pas en doutes?

Je sais ce que certains pensent: ce serait horrible de vivre dans la certitude. Mais sans parler de certitudes alors, il faudrait au moins que j’y crois davantage. Car le « contrat social » me fait peur. Je n’en veux pas. De quoi je parle ? J’y viens…

Il en va de même pour l’amour. Combien de femmes et d’hommes nous témoignent: “Quand j’étais avec mon ex-mari j’étais dingue de lui. Je ne pensais pas possible d’être avec quelqu’un d’autre. Il m’a quitté, j’ai longtemps souffert. Aujourd’hui j’ai rencontré quelqu’un et je remercie tous les jours mon ex-mari de m’avoir quitté car j’ai rencontré l’homme de ma vie.” A l’époque cette femme certifiait à son mari qu’elle l’aimait. Elle en était elle-même convaincue. Pourtant aujourd’hui on la surprend  à penser qu’elle ne l’a pas aimé un dixième de ce qu’elle aime son nouvel amant. Alors quoi? Est-ce l’amour le problème ? Peut-être que ce que l’on dit sur l’amour, l’âme sœur, l’unique, “un seul être vous manque et tout est dépeuplé”… peut-être que tout cela est faux. Mais alors pourquoi est-elle à nouveau convaincue d’aimer? Peut-être s’était-elle trompée? Cela arrive. Bien entendu. Mais à qui cela arrive-t-il? Et vous? Etes-vous sûr d’aimer la personne avec qui vous vivez? Avez-vous confiance en l’amour qu’elle vous porte? Et si finalement ce que l’on aimait se résumait en deux mots : « être aimé ».

Rédigé par Eric

octobre 2, 2008 à 10:08

Publié dans A la recherche du bonheur

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2 Réponses

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  1. Difficile de répondre pour moi à l’instant T, mais je suis sûre d’une chose, j’aime autant aimer qu’être aimée.
    Je ne pense donc pas que la relation à l’autre se résume à “être aimé(e)”. Je pense tout simplement qu’il est possible de ne plus savoir à quel point on aimait parce qu’un amour en chasse un autre.
    Parce qu’avec l’âge aussi, on apprend à aimer autrement.

    reinedespommes

    octobre 5, 2008 à 1:17

  2. Parfois, quand on se sépare, on réinvente notre définition de l’amour. Alors on réalise qu’on a peut-être confondu l’amour avec autre chose : dépendance, obstination, habitude, rêve.

    Chaque rupture nous voit grandir, et le propre d’un nouvel amour est d’accroître la distance avec l’ancien.

    Et avec la distance, tout semble si petit.

    Mademoiselle Bis

    octobre 5, 2008 à 4:10


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